• [Projet EklaBugs] The Dreamers

    EklaBugs est un projet visant à animer la plateforme, en proposant des articles à thème à rédiger à chaque session. Chaque mois, les Eklablogueurs votent pour un thème, et le thème qui a le plus de votes est le thème de la session. Ce mois-ci, le thème choisi est Rêves. Alors voici un petit article sur les Rêves.

    « Il était une fois ». Un début de phrase qu’on aime bien, surtout pour rêver. On peut s’imaginer être quelque chose que l’on n’est pas dans la vie réelle. C’est un IVL (In Virtual Life) sauf que le virtuel se passe au sein de notre cerveau. Là où les gens rêvent de devenir des princes et princesses dans divers domaines, mes rêves sont beaucoup plus sombres. Parce que mon univers virtuel l’est aussi. Je préfère le sombre au clair, même dans mes goûts vestimentaires. Mais là n’est point le sujet. Le sujet étant les rêves, je pourrai faire le mouton (« BÊÊÊÊÊÊÊÊÊH ») et décliner les nombreux rêves que je voudrais voir se réaliser dans mon IRL (In Real Life), mais non, je ne suis pas un mouton. Donc je ne ferai pas « BÊÊÊÊÊÊÊÊÊH », et j’irai vous emmener dans mes rêves les plus sombres. Ceux que je garde pour moi-même.

    First dream

    ATTENTION : Ce rêve peut choquer les plus sensibles d’entre vous. Vous êtes prévenus !

    Tout commença un soir. Printemps, été, automne ou hiver, je ne sais plus. J’étais perdue dans une ruelle. Comme chaque soir. Je devais avoir une dizaine d’année. Et orpheline qui plus est. Avec personne ne voulant de moi. Et pourtant j’étais là. Dans cette ruelle. Avec une arme à la main. Ramassée je ne sais plus trop où. Et en face de moi, la terreur des bacs à sable du coin. Sauf que, quand on est une gamine de 10 ans environ, on a peur de tout. Même de la terreur des bacs à sable du coin. Donc je suis là, face à la terreur du coin, avec une arme dans les mains. Une arme à feu. Un flingue. Et je ne sais pas tirer avec. Enfin, officiellement. Mais tout le monde sait comment fonctionne une arme à feu : on appuie sur la gâchette, et hop, le coup part. C’est ce que je fais. La balle part. Et atterrie dans l’épaule de la terreur. Et il ne me semble pas qu’elle soit ressortie. Enfin, de nuit, je ne peux être sûre. Alors la terreur s’élance sur moi, dans un accès de rage. Un coup de feu retentit. La terreur tombe face contre terre avant même d’avoir parcouru la moitié de la distance qui nous séparait. Mon cerveau ne fait qu’un raisonnement : vu que je n’ai pas tiré ce second coup de feu, c’est qu’il y a quelqu’un d’autre dans le coin. Et ma théorie ne tardera pas à être confirmée : il y avait bel et bien une personne derrière mister terreur des bacs à sable. Cette personne me tendra la main. Et me sortira des ruelles pour m’emmener dans des rues. Des rues qui ressemblent aux ruelles de ma jeunesse, mais en plus belles. Plus belles car ce sont des rues. Des ruelles pleines d’insanité, je passe aux rues pleines d’insanité. Je suis restée la même au final. Une enfant vivant telle une délinquante. Aujourd’hui, j’ai beau avoir un toit, je suis toujours aussi malsaine. Vols et meurtres rythment toujours ma vie. Une lutte pour survivre. Telle est la loi de la cité des plaisirs, abandonnée au fond d’un pays détruit.

    Second dream

    ATTENTION : Ce rêve peut choquer les plus sensibles d’entre vous. Vous êtes prévenus !

    Ma vie a pris des tournants inattendus. De sans famille je suis passée à rejetée par les autres, et de rejetée par les autres je suis passée à appréciée des autres. Des étapes successives, qui pourtant n’ont pas été le fruit d’un dur labeur. J’ai eu le malheur de naître dans une région isolée, de parents n’habitant pas la région. J’ai eu le malheur de voir ma mère mourir sous mes yeux lorsque j’avais à peine 6 ans. J’ai eu le malheur d’avoir été recueillie par un habitant de cette région isolée. J’ai eu le malheur d’être moi. Un passé plein de malheurs. Qui a tout de même conduit à des instants de bonheur. Certes brefs. Mais intenses, pour quelqu’un qui n’avait jamais connu le bonheur. Ma mère ne m’aimait pas vraiment, à la différence de mon tuteur, la personne qui m’avait recueillie. Une personne pleine de bienveillance, malgré les regards noirs et assassins que pouvaient me lancer les autres jeunes qu’il avait sous sa tutelle. Il m’a appris tout ce que je sais aujourd’hui, malgré les « non, ne lui apprends pas les techniques secrètes de notre tribu ! » de ses proches. Techniques qui aujourd’hui sauvent le monde. Et c’est le fait de sauver le monde qui me vaudra la reconnaissance de mes pairs.

    Ma vie n’a pas été simple. Pourtant, je l’ai appréciée à sa juste valeur. Chaque jour se ressemblait : lever, manger, s’entraîner, dormir. Quatre mots qui peuvent résumer ce que j’ai vécu dans ma jeunesse. Parfois, je devais supporter en plus des railleries. Parfois, je devais supporter en plus des félicitations. Mais c’était en gros ce que je devais supporter. Jusqu’au jour où un étudiant de mon tuteur a décidé de s’entraîner avec moi. Sa vie est devenue la mienne. Mais cela me rendait heureuse : quelqu’un d’autre m’avait accepté, dans cette région isolée. Et d’autres se sont mis à l’imiter.

    Cependant, ce bonheur fut éphémère. La guerre éclata, et nombre de mes camarades durent partir au front. Je me retrouvai à nouveau seule. Mon tuteur avait dû partir lui-aussi. Et puis j’ai été appelée à mon tour. J’ai pu rejoindre mes camarades pas encore tombés au combat sur le champ de bataille. C’est dans ces circonstances que ma vie a pris un nouveau tournant. Je passais de sans famille à possède un demi-frère encore en vie. Encore en vie, car impliqué dans la guerre en cours. Je l’ai approché, sans lui dire qui j’étais. Mais il devait le savoir, car nous sommes devenus vite complices. Et sur le champ de bataille, nous étions de vraies terreurs. Mêmes les alliés de mon demi-frère avaient peur de nous deux. Cela montrait qu’ils m’avaient acceptée comme l’une des leurs. Mais la guerre est une traitresse. Elle me les a pris. Mon tuteur. Mes camarades. Mon demi-frère. Alors j’ai décidé de m’y jeter cœur, corps et âme. Mais elle n’a jamais voulu de moi. Et aussi de la deuxième personne à m’avoir acceptée comme amie. La guerre s’est terminée. Nous avons gagné. Et ce qui ne tue pas nous rend plus fort. Alors nous avons décidé d’être fort. Pour eux. Pour leur sacrifice. Nous regardons désormais vers l’avenir. Pour éviter qu’une nouvelle guerre de ce genre éclate à nouveau.

     

    Vous restez sur votre faim ? Tant mieux, j’aime quand vous en redemandez !

    Au final, quand on y regarde bien, les rêves révèlent le fond de notre personnalité, non ? Je vous laisse en débattre, le tout en mangeant du pop-corn.

     

    Références planquées par-ci par-là :

    • Titre :
      • OST « The Dreamers » de Yuki Kajiura (Tsubasa Reservoir Chronicles)
    • Contenu :
      • Des fictions que j’ai écrites mais jamais publiées sur le web
      • Univers de Black Lagoon
      • Univers de Saint Seiya The Lost Canvas

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 30 Juin à 01:48

    Oups il semblerait que j'ai fais le mouton ahah. 

    Trêve de plaisanterie, j'ai beaucoup aimé ton article. J'aime beaucoup comment tu écris, ça rend tes récits vivants, et facile d'imagination.

    2
    Vendredi 30 Juin à 02:46

    Oups, de la fiction, je me disais aussi que t'avais des rêves drôlement structurés et cohérents :lol:

    3
    Vendredi 30 Juin à 14:23

    @Sname : Merci. J'écris souvent sur l'instinct, le moment, et souvent ça sort tel quel. Alors à la relecture, j'me dis : c’est pas trop trash, c’est compréhensible ? Toutes les questions de l'écrivain quoi. L'imagination est mon ami pour dormir, pas pour écrire quand j'en ai vraiment besoin x')

    @Eyael : Pourquoi un rêve ne pourrait-il pas être structuré et cohérent ? Vous avez quatre heures.

    4
    Samedi 1er Juillet à 19:49

    En effet, les rêves ont des messages à nous délivrer ! Passe donc voir ce forum :)

    Sinon, très beaux textes, je suis sur ma faim, en effet x') j'en veux d'autres ! 

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